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L’alimentation des chèvres

L’alimentation des chèvres

Quels aliments doit-on donner à un troupeau de chèvres et pour quelles raisons? Comment et à quelle fréquence faut-il nourrir des chèvres ? L’alimentation impacte-t-elle la production de lait des chèvres ? 
Vous vous posez toutes ces questions, mais vous avez du mal à y trouver toutes les réponses  ? Nous allons essayer à travers cet article de vous apporter le maximum d’informations et de conseils. 
Découvrez ci-dessous de quoi se compose l’alimentation des chèvres, quelle en est sa fréquence et quel est son impact sur un élevage caprin.

 

 

Que mange les chèvres et pour quelles raisons  ?

 

Les chèvres domestiques sont des mammifères herbivores appartenant à la famille des bovidés et plus précisément à la sous-famille des caprins. En tant que ruminant, elles possèdent donc 4 estomacs qu’elles sollicitent tour à tour pour les accompagner dans leur digestion. De plus, la chèvre adulte dispose également de 32 dents : 8 incisives inférieures, mais elle n’a pas d’incisives supérieures, alors que le fond de sa bouche est garni de 24 molaires réparties sur ses 2 mâchoires pour faciliter le masticage.

 

Dès l’âge de trois semaines, les chèvres se nourrissent avec des aliments solides tels que l’herbe ou encore le foin et commencent à ruminer, généralement en position couchée. Aussi, les besoins alimentaires quotidiens d’une chèvre sont multiples et ils varient au fil des saisons, mais également en fonction de la phase d’élevage dans laquelle les chèvres se trouvent  : gestation, lactation, tarissement...

 

Quels sont les besoins alimentaires des chèvres  ?

 

Du printemps à l’automne, en fonction des conditions météorologiques, la chèvre trouve une grande partie de son alimentation dans les prés : pousses d’herbe, feuilles d’arbres, ronces et parfois même l’écorce des arbres. Lorsqu’elle regagne la bergerie le soir et avant de la quitter le matin, la chèvre reçoit un repas complémentaire composé de céréales, telles que l’avoine, le blé ou l’orge, et de granulés issus de coopératives agricoles. Cela permet d’éviter les phénomènes de météorisation. Il s’agit d’une affection grave qui peut tuer une chèvre en quelques heures. Généralement, elle est provoquée par une surconsommation d’herbes vertes, comme la luzerne, alors que les chèvres ont fugué de la prairie dans lequel elles étaient en pâture.

 

En hiver, les chèvres restent à l’abri du mauvais temps dans leur bergerie et leur alimentation journalière se compose donc de foin ou de fourrage vert. Le saviez-vous ? Une chèvre en bonne santé consomme en moyenne entre 1 et 2 kg de foin par jour ou environ 10 à 12 kg de fourrages verts par jour, cela dépend du choix de l'éleveur. La ration quotidienne des chèvres doit également être complétée avec des céréales ainsi que des aliments concentrés qui sont distribués durant les traites du matin et du soir. Peu importe la saison, la nourriture doit être de bonne qualité pour assurer de bonnes conditions de vie à l’élevage.

En plus de tout cela, aussi bien lorsqu’elles sont à l’extérieur qu’à l’intérieur, les chèvres doivent disposer d’un ou plusieurs points d’eau propre, régulièrement renouvelés où elles pourront boire de manière illimitée.

Enfin, comme la chèvre a tendance, du fait de son alimentation très verte, à être sujette à des carences en minéraux. Il est conseillé de lui mettre à disposition des blocs de sels et des blocs de minéraux spéciaux pour les chèvres qui se distingue par leur couleur plus ou moins foncée.

 

 

Quel impact a l’alimentation sur l’état de santé des chèvres ?

 


Au début de sa lactation, c’est à dire après la mise bas, les besoins alimentaires d’une chèvre augmentent considérablement. Pour produire suffisamment de lait, elle doit mobiliser ses réserves corporelles en plus des apports de son alimentation. 
Cette phase se traduit toujours par une perte de poids importante durant les quatre premières semaines de la lactation. Aussi, pour limiter les trop fortes variations de poids, il est nécessaire de ne donner que du fourrage de qualité optimale ainsi que des portions d’aliments complémentaires qui auront été calculées en fonction du potentiel de production de l’animal. En augmentant progressivement les doses, l’éleveur évite l’apparition de troubles digestifs chez les femelles de son troupeau.

 

Puis, la chèvre rééquilibre ses besoins en fonction des apports quotidiens et n’a plus la nécessité de puiser dans ses réserves. Cette phase ne pose plus de problème particulier en terme d’alimentation et il faudra uniquement veiller à ce que ses rations quotidiennes lui offrent un apport énergétique suffisant pour ne pas l’épuiser. Cela prend généralement quelques semaines.


Désormais, la chèvre peut, par étape, reconstituer les réserves corporelles qu’elle avait précédemment mobilisées. L’éleveur devra donc adapter les apports nutritionnels à son état d’embonpoint. En effet, comme chez les êtres humains, le surpoids peut également induire des mises bas difficiles et des lactations insuffisantes, en plus de générer des troubles métaboliques.

 

 

Vous l’aurez compris, l’alimentation des chèvres est une tâche complexe, pour laquelle il faut absolument respecter certaines règles, notamment en ce qui concerne la fréquence et la diversité des aliments.

Apporter des aliments de qualité à vos animaux, en adéquation avec leurs besoins, permet de garantir leur bien-être  ! En résumé, vous disposez à présent de toutes les informations nécessaires pour bien nourrir vos chèvres.


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Par Jessica
Ajouté 1 Septembre 2016

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Tags

alimentation, chèvre, conseil, nourriture

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